Approcher le livre comme un acteur-réseau

Entretien avec Michel Nachez, chargé de recherche aux Editions de l'Ill

Michel Nachez participe aux travaux de l’équipe de chercheurs en sciences sociales des Éditions de l’Ill, dans le cadre d’un programme de recherche qui porte sur la « carrière du livre ».

Il nous explique ce que recouvre cet intitulé, qui suggère que le livre n’est pas un simple objet, passant de mains en mains, mais un acteur : un acteur non-humain, certes, mais qui entretient des relations avec d’autres acteurs, humains et non-humains, au sein d’un réseau, et qui se comporte comme s’il pouvait, de lui-même, « faire carrière ».

Là-bas sont les dragons

Patrick Schmoll

1410. La bataille de Tannenberg, aux confins du Saint-Empire, amorce le déclin des chevaliers teutoniques.

Pour Tilmann, jeune palefrenier en la commanderie de Cologne, c’est le début d’une histoire qui le conduira sur les routes de l’Europe naissante, de la Prusse à Rome, et de Bâle à Strasbourg.

Un roman historique, l’histoire d’une passion, mais aussi une réflexion sur l’écriture créatrice de mondes.

L'ennemi, impensé de la stratégie

Entretien avec Pascal Hintermeyer, Professeur de sociologie à l'Université de Strasbourg

Les Éditions de l’Ill relancent la collection “Polémo-logiques”. Pascal Hintermeyer, directeur de la collection, rappelle le but et les enjeux de cette dernière. Les transformations contemporaines des régimes de la conflictualité confèrent une nouvelle pertinence à l’approche polémologique. L’une des idées-force, en particulier, est de reconsidérer la figure de l’ennemi : un construit qui allait de soi dans un monde duel (France contre Allemagne, Est contre Ouest…), mais est ébranlée depuis que nous avons basculé dans un univers global et complexe.

L’ Art de la Guerre

Sun Tzu

Sun Tzu - L'Art de la GuerreL’ Art de la Guerre est l’ouvrage de stratégie le plus ancien de la littérature militaire universelle. Le texte s’articule autour de 13 chapitres consacrés à l’étude pratique des différentes dimensions de la guerre et définit les principes qui conduisent à la victoire. L’idée principale est que l’objectif de la guerre n’est pas d’écraser l’ennemi, mais de le contraindre à abandonner la lutte, de préférence sans combat, en recourant à la ruse, à l’espionnage, à la mobilité, et à l’adaptation au terrain, aux circonstances et à la stratégie de l’adversaire.